Recherche.jpg

Observatoire de l'Enseignement Supérieur

|

2.2. Les hommes et les femmes dans l'enseignement supérieur

En 2010-2011, 56 % des étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles sont des femmes.
Deux femmes sur trois s’inscrivent soit dans le domaine de la santé et de la protection sociale soit dans le domaine des « sciences sociales, commerce et droit ». Les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les formations de base ; elles sont moins nombreuses à suivre une formation doctorale ou un doctorat.

graphique 2.2.1.

 

 

Evolution des effectifs des hommes et des femmes entre 1988 et 2011 (en milliers) (fig. 2.2.1.)


En Fédération Wallonie-Bruxelles, la population dans l’enseignement supérieur de plein exercice est passée de 101 507 à 170 856 étudiants, entre 1988-1989 et 2010-2011. Au cours de cette même période, la population masculine a connu une période de croissance de 52 110 hommes inscrits en 1988-1989 à 66 701 en 1995-1996, suivie d’une période de décroissance pour atteindre le
niveau le plus bas en 2003-2004, avec 63 436 étudiants ; en 2007-2008, la population masculine est revenue, avec 66 738 étudiants, au niveau qu’elle connaissait avant sa régression. En 2010-2011, la population masculine est
composée de 74 805 étudiants (+ 44 % en 22 ans).


La croissance de la population dans l’enseignement supérieur est due pour une grande part à une arrivée plus importante de femmes qui passent de 49 397 en 1988-1989 à 96 051 en 2010-2011 (+ 94 % en 22 ans). En 1989-1990, les hommes représentaient 51 % des effectifs dans l’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les femmes ont atteint cette proportion en
1994-1995. Depuis 2006-2007, les femmes représentent en moyenne 56 % des effectifs dans l’enseignement supérieur.

 

En ce qui concerne les étudiants de nationalité belge, en 1988-1989, les femmes (42 851) sont plus nombreuses que les hommes (41 698). Depuis 2003-2004, le nombre de femmes de nationalité belge dépasse le nombre total d’hommes (belges + étrangers). C’est encore le cas en
2010-2011 (femmes belges : 76 061 ; total des hommes : 74 805).

graphique 2.2.2.

 

Répartition des étudiants de l'enseignement supérieur
en fonction du sexe et du choix d'études, en 2010-2011
(fig. 2.2.2.)


La Classification internationale type de l’éducation (CITE) a été utilisée ici pour mettre en évidence les tendances observées. Près de 2 femmes sur 3 s’orientent vers les secteurs liés au social et à la santé : 1 femme sur 3 est inscrite en « sciences sociales, commerce et droit » et 1 femme sur 3 en « santé et protection sociale ». 1 femme sur 8 s’oriente vers l’« éducation », 1 sur 9 vers « lettres et arts ». Les domaines caractérisés comme scientifiques ou techniques attirent moins de 4% des femmes: « ingénierie, industries de transformation et production » (3,7 %), « agriculture et sciences vétérinaires » (2,9 %) ; « sciences, mathématiques et informatique » (2,6 %).


Proportionnellement, les hommes et les femmes s’orientent de façon comparable vers deux domaines : « sciences sociales, commerce et droit », qui est aussi le domaine le plus prisé par les étudiants (33 %), ainsi que
« lettres et arts » (hommes : 9 % ; femmes : 11 %).

Graphique 2.2.3.

 

Proportion d’hommes et de femmes dans chaque
domaine d’études, en 2010-2011 (figure 2.2.3)


Les femmes représentent plus de deux tiers des étudiants dans deux domaines : « éducation » (73 %) et « santé et protection sociale » (71 %). Elles sont majoritaires en « agriculture et sciences vétérinaires » (63 %), en « lettres
et arts » (60 %) et en « sciences sociales, commerce et droit » (56 %). Seul le domaine des « services » présente une relative mixité, avec 51 % de femmes. Par contre, les hommes représentent 76 % des étudiants en « sciences,
mathématiques et informatique » et 79 % des étudiants inscrits en « ingénierie, industries de transformation et production » (79 %).

Graphique 2.2.4.

 

Répartition des étudiants par cycle, en 2010-2011
(figure 2.2.4)


Les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les deux premiers cycles : bac, 57 % ; « post bac », 81 % ; master, 55 % ; « post master »5, 59 %. Cette proportion s'inverse au niveau du doctorat, où on ne retrouve plus que 44 % de femmes.

 

Version 2009-2010 (.pdf)