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Observatoire de l'Enseignement Supérieur

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2.4 Etudiants belges et étudiants étrangers

Dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, 19,4 % des étudiants n’ont pas la nationalité belge. Les étudiants ressortissants d’un pays de l’Union européenne sont trois fois plus nombreux que ceux ressortissants d’un pays hors Union européenne. Les étudiants étrangers sont majoritairement Français (50,7 %). Les étudiants étrangers sont surreprésentés dans les catégories paramédicales en Haute Ecole et  le domaine d’études des sciences de la santé en université. Près de la moitié des étudiants étrangers hors Union européenne ne rentre pas dans l’enseignement supérieur au niveau bachelier.  

Cet indicateur prend en compte la nationalité des étudiants inscrits en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il ne permet pas de distinguer les étudiants étrangers qui ont obtenu un titre d’accès de l’enseignement supérieur en Belgique et ne sont pas, de ce fait, considérés comme mobiles.

 

 

Figure 2.4.1

En 2009-2010, environ 32.000 étudiants n’ont pas la nationalité belge, soit un étudiant sur cinq. Comme le montre la figure 2.4.1, parmi l’ensemble des étudiants, 14,0 % sont ressortissants d’un pays de l’Union européenne (UE) et 5,4 % d’un pays hors UE. Alors que la proportion d’étudiants belges est quasi la même pour les hommes (81,6 %) que pour les femmes (79,8 %), la répartition des étudiants étrangers UE et hors UE est différente suivant le sexe. En effet, chez les hommes, un étudiant étranger sur trois est ressortissant d’un pays hors Union européenne ; chez les femmes, seule une étudiante étrangère sur cinq n’est pas issue d’un pays de l’UE.

La part d’étudiants étrangers est différente suivant les types d’établissements. Ainsi, dans les hautes écoles (HE) de niveau type court, 15,1 % des étudiants sont de nationalité étrangère (10,6 % parmi les hommes et 17,9 % parmi les femmes). Dans les écoles supérieures des arts (ESA), 39,8 % des étudiants n’ont pas la nationalité belge (38,6 % parmi les hommes et 40,6 % parmi les femmes).

Figure 2.4.2

La figure 2.4.2 montre que, parmi les étudiants étrangers, les trois nationalités les plus représentées dans l’enseignement supérieur sont la française (50,7 %), la luxembourgeoise (5,0 %) et la camerounaise (5,0 %). Les Français sont les plus nombreux dans tous les types d’établissement puisqu’un étranger sur deux est de nationalité française. Leur proportion est particulièrement élevée dans les Instituts supérieur d’architecture (ISA) où ils représentent 77,2 % des étrangers. En revanche, pour les universités, cette part est de 38,5 %.        

Figure 2.4.3

La figure 2.4.3 présente la répartition des étudiants suivant la nationalité pour chaque catégorie d’études (pour les HE) ou chaque groupe de domaines d’études (pour les universités). Dans les HE, c’est dans les catégories paramédicales que la proportion d’étudiants étrangers est la plus importante (33,3 % pour le type court et 46,9 % pour le type long soit la formation en kinésithérapie). Dans les universités, les domaines d’études en sciences de la santé (dont les formations en kinésithérapie et sciences vétérinaires) regroupent la part la plus importante d’étudiants étrangers (29,0 %). Depuis la rentrée 2006-2007, la plupart des cursus de cette catégorie ou de ces domaines d’études sont régis par le  Décret du 16 juin 2006 qui y limite le nombre d’étudiants non résidents des promotions entrantes.  Dans les catégories techniques des HE la proportion d’étudiants étrangers hors UE est au moins aussi importante que la proportion d’étudiants étrangers ressortissants d’un pays de l’UE (respectivement 5,8 % et 5,8 % dans le type court et 9,1 % et 2,9 % dans le type long). De même, pour les universités, la proportion d’étudiants hors UE est plus importante que la proportion d’étudiants UE dans les domaines des sciences (respectivement 11,4 % pour 6,8 %).

Figure 2.4.4

La figure 2.4.4 montre à quel niveau de l’enseignement supérieur (université et supérieur hors universités long) rentrent les étudiants inscrits pour la 1re fois dans un établissement d’enseignement supérieur (quelle que soit l’année d’études). En 2009-2010, 20.795 étudiants sont inscrits pour la 1re fois dans l’enseignement supérieur (hors type court), 93,3 % entrent dans une formation de bachelier, 4,0 % dans une formation de master, 0,6 % dans une formation doctorale et 2,1 % dans une autre formation. Si 97,6 % des étudiants belges entrent au niveau des formations de bacheliers, les étudiants étrangers rentrent proportionnellement en plus grand nombre dans les formations de 2e ou de 3e cycle. Ainsi, 19,0 % des étudiants ressortissants d’un pays hors UE rentrent dans un programme de master et 5,2 % au niveau du doctorat. Parmi les étudiants ressortissants d’un pays de l’UE, un étudiant sur dix rentre dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles au niveau master.